Mais pas exactement, il est silencieux, ne dit rien, reste là sans un bruit. Il observe. Mais il reste là, toujours, sans jamais me quitter.
C'est étrange cette sensation, d'être habitée, de ne plus vivre que pour soit, de vivre aussi pour l'autre. Mais je ne peux rein n'y faire. Il est là, toujours.
Même si parfois il s'éclipse un court instant, il me rappelle qu'il est là.
"Those flashing lights come from everywhere",
des images me traverse l'esprit, se précipitant jusqu'à mes yeux, et courent et circulent à toute vitesse sous ma peau et me donnent la chaire de poule, passent au travers de mon c½ur et le font battre à toute allure.
C'est drôle, mais je n'ai pas besoin de penser à lui. Il reste là, toujours.
Et moi je m'efforce d'être là pour lui.. Il sait que je suis là, toujours aussi.
C'est ce baiser. C'est cette étreinte. Elle nous fend, nous divise, le corps, l'esprit et l'âme. Elle nous "coup" l'un à l'autre. Pour que lorsque nous sommes séparés, ni l'un ni l'autre, oublie. Sa cicatrice n'est pas profonde, elle n'est que superficielle. Elle permet, de combler juste assez, lorsqu'il y a trop de manque. Elle permet, tout juste, de ne jamais s'habituer à ce manque.
***
Alors il est là, TOUJOURS,
Et donc TOUJOURS, je suis là.
"C'est bizarre de penser toujours à la même personne,
parce que t'es toujours là dans un coin de ma tête..."
"Ah oui, moi c'est pareil..."
